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 Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]

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Garwyn Lupanven
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MessageSujet: Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]   Ven 28 Juin - 8:02

Tout partait pour être une journée comme les autres.

Le boulanger s'était levé bien avant l'aurore pour rejoindre sa boutique. En effet, s'il veut satisfaire toute sa clientèle, il a le devoir de se mettre aux fourneaux de bonne heure. Premier levé, les ruelles sont intimidantes. Même si Paris est une de ces belles et grandes villes qui restent illuminées même sans soleil, les ombres s'obstinent à subsister ça et là. André a toujours cette frayeur que quelque chose, ou quelqu'un, n'en sorte alors qu'il passe à côté.
Il n'aurait jamais pensé que trouvé quelqu'un sous la lumière d'un lampadaire serait bien plus effrayant. Seulement voilà, alors qu'il tourne l'angle de la rue, il aperçoit comme une silhouette. Cette rue, il ne la connaît que trop bien, pas besoin d'être plus proche pour savoir que la silhouette se tient devant sa boutique.

Seule.
Sous la vive lumière des lampadaires.
Seuls.
Dans les rues désertes de Paris.

Son cœur bat un peu plus vite, mais il tente de se raisonner.
Que pourrait bien lui vouloir cet homme ? Cambrioler sa boulangerie ? Il serait bien embêté, la caisse est encore vide. Et puis, l'homme porte un costume d'une très bonne coupe, il ne doit pas être en manque d'argent. Ou a-t-il déjà vu ces cheveux gris d'ailleurs ?

Oh oui, il s'en souvient. Cet homme est déjà passé dans la boutique, deux fois. Un jeune homme étrange qui ne lui a jamais dit un mot. C'est à peine s'il semblait le comprendre. Il est venu à chaque fois avec un papier sur lequel était écrit sa liste de course.
Parce que la liste était toujours bien remplie, André ne s'est jamais offusqué des silences de l'homme. Pas un bonjour, pas un merci, rien. Bon, il avait bien le droit à un sourire en guise d'au revoir, mais les regard de l'homme semblaient toujours le parcourir avec trop d'insistance..
Et là, le voici debout devant sa boutique. A une heure où tout autres que les boulangers resteraient paresseusement dans leurs lits.

Et Son regard s'est tourné vers André. Même de loin, il peut sentir ses yeux fixés, comme verrouillés, sur lui. Les pas du boulanger se font de plus en plus hésitants, mais il avance tout de même. Qu'a-t-il à craindre ?
Il arrive au niveau de l'homme et s'arrête, espérant enfin découvrir le fin mot de cette histoire.

Les fines lèvres du chien de guerre s'étire d'un franc sourire qu'il revêt rarement. Un sourire qui dévoile ses dents blanches impeccables. Il glisse sa main dans la poche intérieure de sa veste et André repense soudain à tout ces mauvais films qu'il a vu. Les hommes en costume ont toujours un flingue caché dans leur poche intérieur, c'est un classique !
Alors ça y est, il va mourir ? Et sans même savoir pourquoi. Si il sait. Parce que la peur l'empêche de faire frémir le moindre petit doigt. Il est paralysé par ce sourire inquiétant, alors même que la main de l'homme ressort armée de son portable.

Un portable ?
Oui oui, un portable dont on lui présente l'écran et sur lequel une application a traduit une série de mot, qu'André devine être de l'allemand, en un français plutôt grossier.

Vous apprendre à me faire du pain?

Les yeux du boulangers deviennent aussi rond qu'un ballon de foot et passe du téléphone à l'homme. Il devrait peut-être simplement refuser, c'est mieux pour son commerce  mais, depuis que son imagination s'est apaisée, le sourire de ce jeune homme attise sa  sympathie.


-Je suppose que tu ne comptes pas ouvrir une boutique, hein ?

Visiblement incapable de comprendre la phrase de l'homme, Grey penche la tête sur le côté en fronçant des sourcils curieux. En temps normal, il est plutôt doué pour deviner ce que veulent les gens, mais dès que le sujet devient un peu abstrait il lui faut de l'Allemand.
Heureusement, la question d'André n'attendait pas vraiment de réponses, aussi il se contenta de tendre la main a son étrange interlocuteur.

-Bienvenu, apprenti d'un jour.

Les sourires s'épanouissent sur les deux visages tandis qu'une poignée de main bien virile s'échange.  André n'aura pas à se plaindre aujourd'hui, l'apprenti travaille bien et assimile facilement. Il n'a besoin que d'une démonstration pour que Garwyn parvienne à faire son premier pain, ni aussi bon ou bon que les siens mais pour le reste il a le droit quelques heures de pratiques. Bien qu'il ne se fasse pas comprendre, André parle beaucoup. Il n'a pas toujours la chance de faire la discussion de bon matin. Il faut bien qu'il témoigne de la passion qu'il voue à son métier.

Lorsque les premiers clients arrivent à 7 h du matin, Grey repart avec sa commande habituelle, faites par ses soins pour une fois.
Il progresse vite dans les rues, la tête dans la lune.

Il jubile déjà à l'idée de faire goûter ses créations à Mina ! Elle qui adore le pain de Paris.
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Lewan Tapirra
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]   Ven 28 Juin - 15:22

6h30, le réveil sonne.
Lewan grogne contre cette alarme qu’il déteste tant. Même après autant d’années, il n’arrive toujours pas à se réveiller seul, et déteste toujours autant la tonalité de ces réveils, même avec les gazouillis des oiseaux et la lumière qui s’allume progressivement.
C’est vraiment le réveil qu’il déteste. S’extirper des draps chauds, qui transportent encore le sommeil et les rêves. Mais lorsque la seconde sonnerie retentit, cinq minutes plus tard, il appuie sur le bouton ‘stop’ et écarte sa couette d’un mouvement d’épaule.

C’est encore plus difficile de sortir du lit lorsqu’il a dormi seul. Quand il y a quelqu’un, il se dit qu’il doit filer avant que la fille ne se réveille, mais généralement cela ne se passe pas chez lui. Et puis, il doit aller jusqu’au Dojo, cette semaine il y a un stage pour les débutants, et cela commence tôt : à huit heures à peine.
Prenant rapidement une douche et une banane en guise de petit déjeuner, Lewan sortit en trombe de son appartement dans le neuvième arrondissement.
Il est 7h quand il prend son premier métro. En sachant qu’il a deux correspondances, et qu’à cette heure-ci les halls des métros sont complètement pleins à craquer. S’enfonçant dans la foule, Lewan retient son souffle et essaye de louvoyer tant bien que mal entre les personnes qui se poussent à tout bout de champ. Cette atmosphère pesante, restreinte, il a toujours du mal avec. Lui qui vient de la campagne, il préfère les grands espaces et même faire le trajet en voiture en traversant les champs… Mais à Paris, c’est quand même compliqué de trouver des champs.

Descendant finalement à sa station, Cambronne,  et remonte quatre à quatre les marches pour accéder à la rue. Laissant l’immense rond-point sur sa droite, il s’engage dans la première rue et jette un coup d’œil à sa gauche : L’école Supérieure est juste là, et si la plupart des étudiants sont en vacances à cette époque de l’année, d’autres ont sans doute des stages entre les murs de l’établissement.
Quelques jeunes femmes le gratifient de regards appréciateurs, et il leur rend un sourire éclatant. L’école Supérieure des Sciences Supérieures Appliquées héberge un grand nombre de jeunes gens qui ont dû passer par des classes préparatoires ou même qui se sont réorientés. La plupart ne sont pas beaucoup plus jeunes que lui !

Remontant la rue Crambonne, il s’arrêta au petit supermarché pour acheter quelques légumes et un sandwich pour son déjeuner, et passe à côté du parc. Soudain, alors qu’il était en train de nettoyer sa pomme sans regarder où il allait, il heurta quelqu’un.
S’arrêtant immédiatement, il replaça la pomme dans son sac de sport et se tourna vers l’homme en s’excusant.

- Je suis vraiment désolé ! Oh mince, votre pain !

Ramassant la miche à la croûte à la fois croustillante et souple, tombée par terre avec son sac plastique, il fronce les sourcils.

- Putain, il a l’air bon ce pain ! Vous l’avez acheté où ?









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Garwyn Lupanven
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]   Sam 29 Juin - 8:06

Le soucis avec Paris, c'est que ses rues ne restent jamais désertes assez longtemps.

A leur habitude, les gens sont pressés. Souvent en retard, parfois juste très envieux d'aller vite, parfois trop joyeux, parfois juste munis de grandes jambes. Bref, il y en a pour toutes les catégories. Heureusement, les probabilités veulent que la plupart des gens évitent de se marcher dessus parce qu'il y en a toujours un pour remarquer l'autre. Sauf que voilà, il arrivait que l'on s'appuie un peu trop sur cette idée.
Tout à sa joie, Garwyn en a oublié le monde qui évolue autour de lui. En générale, sa haute taille et son beau costume suffisent à le faire remarquer, alors il peut bien se permettre d'imaginer les montagnes de friandises que Mina lui offrira grâce à sa connaissance toute neuve de l'art du pain !
Rien que d'y penser lui fait se lécher les babines d'envie et accélérer son pas.

Sauf que sa haute taille n'a pas suffit. Il ne peut que s'en prendre à lui, l'homme dans lequel il est entré est plus grand que lui, fait rare et amusant d'habitude. Vous me direz, se cogner dans une personne à Paris ça fait partie de la routine. En d'autres occasions, Garwyn aurait sans doute passé sa route avec une simple mine désolée, mais le soucis n'est pas tant le choc que le résultat.
Tenant le sac à bout de doigts, dans sa nonchalance habituelle, le lycan n'a rien trouvé de mieux que le laisser tomber au moment de la collision.

Et là, c'est le drame.
Sous les yeux effarés du loup, tout ses rêves de friandises et de flatteries s'effondrent derrière l'image d'une Mina affamée aux yeux pleins de reproches.
Une petite voix, dans sa tête, lui fait remarquer que le pain est toujours dans le sac, il n'a pas touché le sol directement. Mais quand même.. Ce pain n'est-il pas déjà trop souillé pour qu'il l'offre à sa maîtresse ?

Les choses se compliquent dans la tête de Garwyn et, pour une fois, il aimerait bien laisser quelques mots franchirent ses lèvres. Dans l'armée, il a eut le temps d'apprendre quelques jurons biens sentis, mais il ne doit pas oublier qu'il est le serviteur d'une personne distinguée. Alors, il faudrait qu'il se défoule. Pourquoi pas sur ce grand homme qui est au moins à moitié responsable dans cette tragédie ?
Il serait bien en peine de s'en prendre à lui. L'homme a une allure des plus sympathique et semble déjà s'excuser en ramassant le sac. Un brave homme qu'il ne peut que remercier d'un hochement de tête, mais sa mine dépitée enlève beaucoup à la signification du geste.

Garwyn doit faire un choix douloureux.
Oublier ses récompenses et prendre son courage pour rentrer sans pain.
Ou atténuer son amour pour Mina et lui apporter tout de même ce pain qui a foulé le sol, même indirectement.

Il n'y a bien que lui pour être désespéré par ces deux options pourtant pas si terribles.

Incapable de ses décider pour le moment, il profite que l'homme lui parle pour reporter la question. S'il a été facile de deviner les excuses de l'homme grâce à l'expression de son visage, il est beaucoup moins aisé de comprendre le sens de son exclamation. Tout ce que Grey tire de ses mouvements, c'est qu'il parle du pain.
Autant dire qu'il est perdu.

Mina lui a souvent répété qu'il devrait apprendre l'Anglais pour pouvoir parler avec plus de gens, mais puisque parler n'est pas son fort, le lycan y a toujours échappé. Et Mina n'a jamais plus insisté que cela. Alors, a moins que le Français ne parle un peu Allemand, ils sont partis pour un sacré dialogue de sourd..

Par un effort de volonté, Grey se dit finalement que l'homme doit être alléché par l'odeur du pain. Quoi de plus normal ? Tout le monde sait que les Français mangent du pain à toute occasion. Peut-être qu'il en veut alors. Si ce n'est pas ça, il passera pour un idiot pour la deuxième fois de la journée. Étrangement, cela lui fait moins peur que de priver Mina de son petit déjeuner favoris.

Et puis.. si le Français aime son pain, alors Mina l'appréciera aussi. Qu'il soit tombé ou non.

-Sie wollen? , dit-il en ouvrant son sac vers l'homme.

Même l'Allemand est grossier chez lui, pour cause qu'il ne le pratique pas souvent. En fait, il a beaucoup plus de facilité à le comprendre qu'à l'utiliser. Mais faute de véritable allemand dans les environs, personne ne viendra s'offusquer de sa prononciation.
A vrai dire, il ne sait même pas pourquoi il a prit la peine de parler, étant donné que son interlocuteur ne parle certainement pas la langue.
Mais bon, un ton interrogatif vaudra toujours mieux qu'un simple froncement de sourcil hésitant.


[ Smile une entrée en matière.. percutante!]
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Lewan Tapirra
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]   Mar 2 Juil - 9:20

[ Oui bon, ça va hein ! Rolling Eyes]

L’homme ne semblait pas comprendre ce qu’il était en train de raconter, vu la tête ahurie qu’il avait – et aussi dépitée. Il semblait triste pour son pain, mais bon, ce n’était pas comme s’il était tombé la croûte par terre ! C’était embêtant, oui, mais pas moins bon.

Cependant, il mit plusieurs secondes, voire quelques dizaines de secondes, à s’en remettre.
Le regard gris de l’inconnu se posa sur lui, et il sentit un léger frisson remonter le long de son dos. Un frisson ? Alors qu’il faisait quarante degré ? Il n’avait pas l’air dangereux, comme ça, pourtant. Et si Lewan faisait confiance en son instinct, il avait du mal à comprendre comment l’interpréter.

- Sie wollen ?

Allemand ! Lui cria son cerveau.
Il n’avait plus parlé ou écouté d’allemand depuis qu’il était sorti de Terminale, dix ans plus tôt. Il lui restait quelques bribes, en tout cas assez pour deviner à peu près ce que l’homme était en train de lui raconter. Ou plutôt, de lui demander. C’était de l’allemand basique en plus, il manquait la première particule de la question, non ?

« Sie », c’était la personne de politesse de l’allemand.
« Wollen », ça ressemblait à « want » au final, et une illumination traversa l’esprit de Lewan : il lui demandait s’il en voulait ! Ha, mais non, mais c’était pas ça qu’il avait demandé…

Fouillant dans sa mémoire pour tenter de ressortir juste quelques mots – balbutiés du bout des lèvres – l’homme se redressa et sourit à l’inconnu.

- Euh… Nicht, dit-il en secouant la tête de gauche à droite. Se grattant le menton, il tenta l’anglais. Il était plus à l’aise avec l’anglais. Do you speak english ? Where have you bought it ?

Au moins, l’anglais, il le pratiquait régulièrement : les élèves n’étaient pas tous français, et certains étaient même de l’autre côté de la planète, venant parfois du japon-même. Discuter en anglais était plus accessible pour tous, et certains cours n’étaient qu’en anglais, il se devait donc de maîtriser cette langue.
Après, l’allemand était très loin, mais il savait qu’il parviendrait à retrouver ses mots, il fallait simplement mettre son cerveau sur « on ». En tant que Cogiste, il avait quand même une certaine capacité de mémorisation et d’assimilation. Après tout, il était aussi en train d’apprendre le japonais, donc bon…

Souriant largement, il attendait une réponse de l’homme. Peut-être qu’il ne parlait pas non plus anglais, mais dans ce cas-là… Il faudrait des gestes. Ou laisser tomber !
Mais bon, Lewan avait faim, et encore quelques minutes avant d’arriver au Dojo. Avec un peu de chance, s’il faisait vite, il pourrait au moins avoir le nom de la boulangerie dans laquelle avait été fabriqué le pain !
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]   Sam 6 Juil - 14:39

Visiblement, Garwyn avait faux sur toute la ligne. L'homme n'avait pas envie de goûter le pain. Si même un Français sans distinction sociale ne s'abaisse pas à manger ce pain, c'est sans doute parce qu'il n'a pas l'air si bon que ça.. L'homme était-il donc en train de lui reprocher la qualité de ce pain ? Le visage de Grey se décompose de honte. Comment a-t-il pu croire un instant qu'il serait capable de cuisiner pour Mina ? Boulanger ça ne s'improvise sûrement pas, surtout en France ! Maintenant qu'il y pense, il n'est pas devenu soldat en un jour, mais alors qu'il avait des dons plus qu'intéressant pour le Major.

C'est donc ça, il faut de l'entraînement ! Il doit encore s'investir dans cet art et créer un pain à la Française que même les français applaudiront. Alors, il sera digne de le faire goûter à Mina. Oui oui , c'est de cette façon qu'il doit procéder !

En attendant, il n'a plus qu'à retourner à la boutique pour prendre quelque chose de décent à Mina.

Do you speak english ? Where have you bought it ?

Les yeux du Lycan se posent avec étonnement sur l'homme. Ce n'est plus du français. Au contraire, c'est une langue qu'il entend de plus en plus autour de sa maîtresse. L'anglais c'est bien ça ? Alors, il est vrai que tout le monde le parle ? Il faudra bien qu'il s'y mette un jour, ça pourrait lui faciliter les choses. Mais manque de bol pour l'homme, qui fait vraiment beaucoup d'efforts pour se faire comprendre, l'anglais reste pour lui un mystère complet.
Et puis.. si c'est juste pour critiquer son pain, il en fait peut-être un peu trop. C'est quand même étrange qu'il garde un visage si sympathique. Mais son corps ne trompe pas le Lycan. L'homme s'impatiente légèrement. Quelle que soit sa question, il semble que le temps le presse. Cependant, la seule conviction de Grey, c'est qu'il parle du pain.. ou peut-être du sac ? A moins que ce ne soit le tout..

Hey mais ! Si c'est une question sur le pain, il n'a qu'à lui présenter le boulanger. Personne ne doit mieux s'y connaître que lui et, de toute façon, il faut bien qu'il y retourne. Et le coup d'oeil qu'il jette sur sa montre lui rappelle qu'il doit le faire en urgence. Mina ne devrait pas tarder à se lever et il a intérêt à être là avec son petit déjeuner à ce moment là.

Pas le temps d'essayer de s'expliquer. Grey invite l'homme à le suivre en agitant sa main et, sans se soucier des regards étonnés qu'il attire, il se met à courir en sens inverse. Attention, il y a courir et courir. Il y a cette foulée vaguement pressée et peu convaincue des gens en retard qu'ils veulent garder contenance.
Et il y a le sprint sans retenu de Garwyn.

Il semble qu'il ait un peu oublié que courir n'est pas chose très habituelle en ville, même lorsque l'on est vraiment pressé. De même qu'il ne s'est à aucun moment interrogé sur la capacité de l'homme à le suivre. Ce genre de questions lui paraissent toujours un peu superflues, lui qui a été entraîné à être rapide. Heureusement, il n'oublie pas que la ville est très vivante et ses habitants souvent grognons. Il prend bien soin à éviter de bousculer le plus de gens possible. Par chance c'est encore un début de mâtiné, sinon cela se serait révélé autrement plus difficile, pour ne pas vexer le lycan.

Il ne lui en faut que d'une poignée de minutes pour arriver de nouveau devant la boulangerie et découvrir la petite queue qui commence à se faire devant. Vu la qualité de son pain, cela ne l'étonne pas. Il ne s'en félicite que plus de sa célérité, car il devrait avoir le temps de rentrer s'il repart à cette allure.
Mais un soudain élan de lucidité lui fait penser à regarder si l'homme l'a suivi...
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Lewan Tapirra
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre dans les rues de Paris [Libre]   Lun 8 Juil - 13:25

Arf.
Ce bonhomme n’y comprend rien. Même pas l’anglais ! Normalement, les allemands parlent bien l’anglais, pourtant. La plupart de leurs chaînes sont en anglais, non ? Bon, après tout, Lewan s’en foutait royalement, mais cela l’embêtait presque de ne pas parvenir à se faire comprendre de cet homme, qui le regardait toujours avec un air… il fallait bien l’avouer : un air d’attardé. Bon.

Soudain, une sorte de grimace joviale déforma les traits de son interlocuteur, comme s’il avait eu une illumination. C’était peut-être le cas, après tout, car il fit signe à Lew de le suivre, et s’élança dans la rue.
A une vitesse allucinante.
Lewan fronça les sourcils : personne ne courrait comme ça dans les rues de Paris, même ceux qui faisaient du footing : ils allaient dans les parcs pour le faire. Et puis, s’il était pressé, cet homme n’aurait pas dû non plus courir à cette vitesse… Cela ne faisait pas très civilisé.

Et puis, Lew s’avisa qu’il courait vraiment, vraiment très vite. Plus vite qu’un humain normalement constitué. Sauf qu’il n’allait pas déballer ses capacités extra-ordinaires devant des dizaines de parigos ! Haussant les épaules, il s’élança à la suite de l’inconnu, mais dans une petite foulée, pour ne pas trop choquer les personnes et que ces dernières n’appellent pas les forces de l’ordre. Il serait dans la merde, et surtout en retard au Dojo, si les flics débarquaient !
Finissant par retrouver l’homme, qui s’était arrêté devant une boulangerie, il stoppa sa propre course et vint se placer à côté de lui, alors qu’il le cherchait du regard.
Lui adressant un sourire rassurant, Lewan détailla la boulangerie. La queue se formait, toujours plus longue, et a priori c’était du très bon pain qui arrivait de là. Le même que l’homme avait dans son sac.

Un petit sourire étira les lèvres du jeune homme, qui se dit que finalement l’inconnu avait peut-être compris ce qu’il lui avait demandé ?

- Merci beaucoup ! Euh… Danke !

Se glissant rapidement dans la queue, Lewan arriva devant le comptoir quelques minutes plus tard, et demanda une brioche à la praline et une baguette de pain. Rien que l’odeur des pâtisseries et du pain lui mettaient l’eau à la bouche, et quand il saisit le sac que la boulangère lui donna, les douceurs étaient encore chaudes à l’intérieur.
Quand il sortit de la boutique – en faisant tinter le carillon au passage – il avisa que l’inconnu avait filé. Bon, bah il n’avait plus qu’à retourner au Dojo !

Le stage d’initiation qu’il faisait ce matin était pour les enfants, mais dans l’après-midi c’étaient un groupe d’Allemands qui venaient s’essayer eux aussi à l’Aïkido. Il espérait qu’ils parlaient anglais, ceux-là, cela serait bien plus simple.
S’essuyant d’un revers de main le côté de la bouche, alors qu’il finissait sa brioche à la praline, Lewan leva vivement la tête en entendant la porte du Dojo s’ouvrir.

Le cours des Allemands ne commençait que dans une heure, mais ils pouvaient très bien être en avance… et pour l’instant, il mangeait.






[ Pas très original ! ]
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